


Ce qui est bien lorsque l'on dessine les pieds des gens dans le métro,
c'est ce nouvel espace qui se crée soudain.
Les regards errants ont quelque chose à se mettre sous la rétine.
Mon air concentré -sur leurs souliers- permet aux badauds de s'attarder.
Le spectacle avance : des traits, qui débutent parfois de manière saugrenue.
Un pied, une ombre qui dessine le revers d'une manche.
Je sens les têtes qui se penchent un peu plus, les corps qui prêtent attention au crayon.
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